Vendue par ses parents à des gens de passage, la petite Mendoza se retrouve aussitôt dans les griffes de l'Inquisition ; étonnamment les individus qui achètent des enfants ne sont pas toujours très recommandables, surtout quand ils s'apprêtent à faire un brin de sorcellerie. La petite peste est sauvée d'une mort certaine par des scientifiques du futur qui lui offrent l'immortalité et lui permettent de développer son goût pour la botanique. La véritable aventure peut commencer. Elle mènera le cyborg Mendoza dans l'Angleterre de la Renaissance pour y sauver l'Ilex tormenstotum, une variété de houx appelée à disparaître.
Voilà un roman de science-fiction, par ailleurs vendu dans une collection de fantasy, qui s'adresse plus aux enfants et aux adolescents qu'aux adultes, et qui souffre de son insupportable mièvrerie très Flower Power sur le retour : «ce serait bien s'il n'y avait plus de guerres, plus d'Etats et que des gens heureux sur Terre». Autre écueil, plus problématique, son manque de crédibilité constant, car ni l'Espagne de Torquemada ni la grise Angleterre de Marie Tudor que nous proposent Kage Baker ne sont convaincantes. Dommage, car ce premier volume de la tétralogie «The Company» réserve quelques beaux passages humoristiques et autant de dialogues bien sentis. --Thomas Day