Voilà un roman à mille lieux de la science-fiction classique. Dans Wonderful, on est plutôt à mi-chemin entre la BD et le dessin animé déjanté.
Tandis que Londres agonise, comme le reste de la planète, de mystérieux hommes en noir enlèvent des passants et le docteur Loom cherche à trouver le film qui, peut-être, sauvera le monde. Comment mieux dire que seul l'art, le romanesque, l'imaginaire peuvent aider face à la dureté du monde ?
Rarement un écrivain aussi jeune (il est né en 1974) aura refusé le réalisme avec tant de vigueur ! Comment croire en effet à cette histoire où les planètes complotent pour décider la fin du monde ? À ces hommes en noir ouvrant des crevasses vertigineuses au cœur de la ville ?
Histoire baroque, sans le moindre temps mort, où se mêlent tragique et grotesque, Wonderful désarçonnera peut-être le lecteur trop rationaliste. Pour les autres, ce sera un moment de pur bonheur, quelque part entre Les Oiseaux – l'une des références cinématographiques dont ce film est parsemé – et Peter Pan.