
Velum est sans doute un ovni dans la liste interminable des romans de fantastique récents. : Ici pas de micro-ondes qui dévorent la ménagère, ou de vampire grunge, Velum est plus une étude comparée d'histoire de religions. Duncan fait référence à toutes sortes de mythologies depuis Sumer, la Kabbale et les religions post-judaïques. Entre poésies et clin d’oeil, la base culturelle pour suivre, est au moins Virgile, l'épopée de Gilgamesh roi d'Uruk, voir du Zoroastrisme. En fin pour corser le tout le Velum étant une sorte de trame hors du continuum spatio-temporel, les événements s'y déroulent simultanément entre passé et avenir. La notion de mythologique de destin et de réincarnations y sont omniprésentes. Hal Duncan n’est pourtant pas Dan Simmons, et malgré cette richesse culturelle, le lecteur doit s’accrocher pour suivre une intrigue parfois confuse. Malgré tout, il serait dommage de passer à coté d’une œuvre aussi riche et monumentale.
(Quatrième de Couverture)
Depuis des temps immémoriaux, le siège de Dieu est vacant , Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d'une parcelle de divin se sont divises en deux clans : Les Souverains et l'Alliance. Leur Guerre n'a pas lieu dans les cieux mais dans le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n'est qu'une trace de crasse sous l'ongle d"un pouce. Pour Finnan et Phreedom qui refusent de choisir leur camp, le temps est compté, car la guerre des cieux sera bientôt totale.
Parution évènement de l'année 2005 en Grande-Bretagne, Vélum est le premier volume d'un dyptique, le Livre de toutes les heures, qui s'achèvera l'an prochain avec Encre. Souvent comparé à L'échiquier du Mal, cette fresque apocalyptique, d'une ambition rare, s'adresse tout autant aux lecteurs de Dan Simmons qu'à ceux du Festin Nu de William S. Burroughs
Traduit de l'anglais (Écosse) par Florence Dolisi
Illustrationde Couverture Daylon