C'est du fond de la Méditerranée en voie d'assèchement qu'avait surgi la première des AnimauxVilles. Celles qui allaient offrir à l'humanité la possibilité de voyager instantanément dans l'univers. Des villes dont les rues, les dômes et les beffrois étaient faits de chair. Des êtres gigantesques et vivants au sein desquels il était possible de vivre, à travers lesquels il était possible de voyager.
Closter est un artiste. Il fabrique des convergences mécanistes, et passe de ville en ville, en quête d'inspiration. Retrouvant toujours les mêmes doubles de voyageurs, traînant sa mélancolie dans l'éternel piano-bar des étoiles mortes, accompagné de son vieux chat. Jusqu'à sa rencontre avec Marika. Une astrale, une femme fantomatique qui voyage illégalement à la recherche de son corps, perdu quelque part dans l'espace...
Ainsi commence le cycle des Étoiles mortes, de Jean-Claude Dunyach (Le Jeu des sabliers, Roll Over, Amundsen) enfin réuni en un seul volume. Une œuvre étrange et poétique, constamment originale, dont on chercherait vainement un équivalent dans la science-fiction. Hors-norme et hors-genre, ce roman envoûtant allait connaître une suite des années plus tard : Étoiles mourantes (prix Tour Eiffel 99) écrit en collaboration avec Ayerdhal. --Georges Louhans