C'est dur d'écrire de la main gauche (...) C'est pour que je puisse plus écrire mes saloperies, comme [Maman] dit, qu'elle m'a coupé le pouce l'autre soir. Maurice est un enfant qui vit dans l'ombre d'une mère folle et cruelle et d'un père alcoolique et lâche. Il tente de survivre grâce à ce Journal d'un monstre où il détaille sans pudeur ses tourments. Entre le jumeau étranglé par le cordon ombilical de Maurice et ce fils "assassin", la mère a choisi : la destruction du second ramènera à la vie le premier. Pour cela, une seule solution : la torture et la magie noire...
Prix Fantastic'Arts 98, Les Mères noires évoque tour à tour Vipère au poing d'Hervé Bazin et Le Visage de l'autre de Thomas Tryon. Françaix fait preuve de virtuosité dans le maniement de la langue et dans la maîtrise d'une intrigue forte et envoûtante. Il démontre que la nouvelle génération d'auteurs français réussit avec brio à distiller l'angoisse et provoquer l'horreur. --Daniel Conrad