Voici un recueil de nouvelles presque confidentiel et pourtant toujours d’actualité. « Rêves infinis » de Joe Haldeman est un condensé du meilleur de l’auteur. Ces nouvelles Hard Science, Fantastique ou « Space Op » n’ont pas pris une ride : elles sont drôles, grinçantes et particulièrement efficaces tout en restant très courtes. Agrémentées d’un commentaire de l’auteur (à la manière d’Asimov), Joe Haldeman raconte avec humour sont parcours littéraire. Bien sur, Haldeman n’est pas Egan ou Asimov, mais le style de l’auteur et les sujets abordés rendent ce recueil particulièrement plaisant à lire.
(Promotion Denoël 1981)
« Présence du Futur »
JOE HALDEMAN
RÊVES INFINIS
Nouvelles traduites de l'américain par Ronald Blunden
Comment abattre le pouvoir financier de la Hartford, la compagnie de transports stellaires vis-à-vis de laquelle toutes les colonies sont endettées pour des siècles ? En s'installant sur un bout de planète déserte, en la baptisant Mazel Tov et en dirigeant de là une transaction juridico-commerciale dont seul un vieux Juif martien à l'esprit tordu pouvait avoir eu l'idée. Mais les contingences matérielles sont des choses qui existent, l'intendance ne suit pas toujours... et l'on trouve souvent plus filou que soi.
Fils de gitans, John Zold avait cinq ans lorsque ses parents sont motts : génie mathématique, il s'est spécialisé en cybernétique et a fondé un institut pour aider les enfants gitans à s'adapter comme lui à la civilisation américaine. Mais une vieille gitane lui jette un sort. Il y succomberait si son terminal d'ordinateur ne le sauvait en transférant sur lui-même la malédiction. Hélas, les ordinateurs aussi sont une race, et plus unie encore que celle des gitans, si bien qu'à l'exception de ceux, dénués d'empathie, qui sont chargés de déclencher la guerre nucléaire, tous, contaminés, cessent l'un après l'autre de fonctionner.
Pour le tricentenaire des Etats-Unis, en 2077, une fusée part de la Terre. Officiellement pour rapporter de l'anti-matière, source d'énergie presque infinie. En réalité, sur l'impulsion de quelques savants rebelles, pour contacter les habitants de 61 du Dygne, malgré la mauvaise volonté d'une population et d'un gouvernement trop timorés. Mais une avarie à bord rallonge considérablement le voyage et quand les astronautes arriveront enfin à bon port, leur planète d'origine ne sera plus, elle, peuplée que de bactéries.
Ces trois nouvelles et les six autres qui l'accompagnent, montrent, par leur mélange de réalisme scientifique et d'humour souvent douloureusement grinçant, que, lorsque Asimov a cessé d'écrire de la science-fiction, il a laissé derrière lui-des héritiers dignes de relever le flambeau.
1 vol., 224 p., format 10,8 X 18 sous couverture illustrée et pelliculée, n° 322.
l'auteur :
né en 1943 dans l'Oklahoma, Joe Haldeman s'est vu attribuer le Hugo et le Nébula 1976 pour son premier roman La Guerre éternelle. La nouvelle que nous publions ici, Tricentenaire, a également remporté le Hugo. Deux de ses précédents romans, Pontesprit et En mémoire de mes péchés ont paru dans Présence du Futur.
ÉDITIONS DENOËL , 19, rue de l'Université, 75007 PARIS
(Quatrième de Couverture)
Un juif martien à l'esprit tordu conduit à la ruine le holding intergalactique le plus puissant de l'univers. Un homme, revenu infirme de la guerre, est obligé, pour survivre, de vendre son talent de pianiste et son doctorat de mathématiques. Un artiste médiocre se retrouve membre d'un jury... à l'intérieur d'un ordinateur qui a visiblement perdu le nord. Une vieille gitane jette un sort à l'humanité tout entière. Neuf nouvelles sérieuses, folles, vertigineuses dont le célèbre Tricentenaire qui remporta le Hugo 1976.
L'auteu
. Né en 1943 dans l'Oklahoma, Joe Haldeman s'est vu attribuer le Hugo et le Nébula 1976 pour son premier roman, La Guerre éternelle. Il a déjà publié un grand nombre de nouvelles, des articles, des poèmes et il compose des chansons. Deux de ses précédents romans, Pontesprit et En mémoire de mes péchés ont paru dans Présence du Futur.
velles traduites de l'américain par Ronald Blunden