
« Le Fleuve des Dieux » d’Ian Mc Donald est un roman Cyberpunk dont l’action se situe en Inde. Dès les premières pages l’immersion dans l’univers indien est saisissant entre bidonvilles et Bollywood, le lecteur est invité à suivre les pérégrinations de plusieurs personnages très divers mais imbriqués étroitement dans une intrigue policière particulièrement bien ficelée. Sans rien dévoiler de l’histoire : le point central du roman a trait à l’intelligence artificielle, c’est un thème récurrent en S.F. mais ce qui l’est moins, c’est le cadre original : l’Inde dans quelques décennies ; ce pays émergent devenu grande puissance tout en gardant ses racines et ses particularismes très dépaysants pour un lecteur occidental. Ce roman est un « polar » très réussi, et bien des années après la « vague Cyberpunk » en est un digne représentant. A dévorer.
(Quatrième de Couverture)
Tous les Hindous vous le diront, pour se débarrasser de ses péchés, il suffit de se laver dans les eaux du Gangâ, dans la cité de Vârânacî.
Et, en cette année 2047, les péchés ce n'est pas ce qui manque : un corps aux ovaires prélevés glisse doucement sur les eaux du fleuve ; des intelligences artificielles se rebellent et causent de tels dégâts qu'une unité de police a été spécialement créée pour les excommunier.
Gangâ, le fleuve des dieux, dont les eaux n'ont jamais été aussi basses, se rue vers un gouffre conceptuel, technologique, évolutionnaire - ou peut-être tout cela à la fois.
À travers le kaléidoscope de neuf destins interconnectés, lan McDonald dresse le portrait d'une Inde future, mais aussi d'une Terre future, où tout n'est que vertige. Souvent considéré outre-Atlantique et outre-Manche comme le roman de science-fiction le plus important des quinze dernières années, Le Fleuve des dieux a reçu le British Science Fiction Award et a été finaliste du prestigieux prix Hugo.