
Karl Shroeder, nous livre avec "Permanence" un "gros mixage" de thèmes dans un "Space Opera Scientifique", des naines brunes (découverte astronomique récente), des extra-terrestres introuvables (Paradoxe de Fermi), des modèles économiques de colonies spatiales plutôt succincts, un imbroglio politique, des prêtres mystiques d' une religion cyber-techno, un intrigue policière et en prime un vibrant hommage au roman d'Arthur C. Clarke " Rendez vous avec Rama"....Et bien, la mayonnaise prend assez bien, le livre est distrayant et pas trop ennuyeux malgré la taille (570 p) et un style littéraire un peu décousu. Néanmoins, Karl Shroeder n' est pas Alastair Reynolds qui, dans le même registre du "Space Opera Hard Science Cyberpunk " réussi largement mieux l' exercice.
(Quatrième de couverture)
La jeune Rue Cassels est née et a toujours vécu dans le Halo, cette région riche en naines brunes située à mi-chemin entre le Système solaire et les Mondes illuminés. Fuyant la tyrannie de son frère Jentry et l'ambiance interlope de la station d'exploitation cométaire Allemagne, elle s'empare d'une navette pour rejoindre Erythrion. Chemin faisant, elle fait valoir ses droits` sur un objet stellaire non répertorié, ignorant que sa découverte, un vaisseau conçu par une civilisation extraterrestre disparue depuis des-millions d'années, est peut-être un destructeur
de mondes...
Avec ses combats spatiaux, ses énigmes extraterrestres plus anciennes que l'humanité et ses planètes étrangères décrites avec minutie, Permanence marque le grand retour de la science-fiction anglo-saxonne au space opera épique. Une aventure spatiale qui évoque tout autant la trilogie originelle de La Guerre des étoiles que Rendez-vous avec Rama d'Arthur C. Clarke.
Roman traduit de l'anglais (Canada) par Jean-Pierre Pugi
Illustration de couverture Manchu