Pour cette rentrée littéraire (2009) fertile en créatures vampiriques (again...) , voici une excellente occasion de s'arrèter sur ce roman classique mais excellent de Lucius Shepard. Comme toujours, avec une certaine poésie, l'auteur décrit la violence pour mieux en cerner les limites. Le mal est t-il une fin en soit ? Quelle serait la norme de l'autre coté du miroir, puisque par définition, les vampires transgressent tous les interdits sociaux : quel ordre peut émerger de ce chaos où la traitrise et la sauvagerie serait la norme ?
(Quatrième de Couverture)
L'aube écarlate
Traduit de l'américain parJean-Daniel Brèque
Ils sont beaux, puissants et immortels. Ils appartiennent tous à la Famille, à la race des vampires. Au coeur du xixe siècle, certains sont restés attachés à leur passé sanglant, conjuguant érotisme et cruauté. D'autres regardent vers le futur, nourrissant l'espoir d'évoluer vers une nouvelle aristocratie spirituelle.
Mais tous se sont réunis au monstrueux château Banat, dans les Carpates, pour participer à la cérémonie du Nectar, au partage du sang d'une mortelle soigneusement sélectionnée.
Or, la jeune femme est sauvagement assassinée avant la cérémonie. Un crime qui ne peut rester impuni, même parmi les créatures de la nuit...
Né en 1947, Lucius Shepard a passé de nombreuses années à voyager à travers le monde avant de se consacrer à l'écriture à partir des années 80. D a dès lors développé une oeuvre subtile et décalée qui l'a imposé comme une figure de proue de la science-fiction et du fantastique anglo-saxons, au croisement de Joseph Conrad et de Lovecraft. L'aube écarlate a obtenu le prix Locus 1994.
Cet ouvragea été précédemment publié dans la collection Présences aux Éditions Denoël.
ISBN 2-07-041804-9 A 41804 catégorie F8