
Vous êtes plus ou moins informaticien, vous avez passé votre adolescence boutonneuse devant les monstres baveux et gluants de Lovecraft, et vos samedis avec "Chapeau Melon et Bottes de Cuir" ? Si oui "Le Bureau des Atrocités" est à lire absolument. Charles Stross nous offre un roman et une nouvelle (trop courts !!!), qui mélangent à la fois techno informatique, mathématiques, espionnage et ésotérisme. Le résultat est détonnant, teinté d' humour britannique sur les arcanes de la bureaucratie. Le roman oscille entre descriptifs des horreurs nazies de la seconde guerre mondiale et les aventures burlesques d' un apprenti espion, Bob Howard, à la fois nécromancien, matheux et technicien de maintenance informatique à ses heures. On attend avec impatience les prochains romans.
(Quatrième de couverture)
On vous a menti sur toute l'histoire contemporaine.
Durant la Seconde Guerre mondiale, les nazis ont failli l'emporter grâce à leurs sacrifices humains et leurs évocations des puissances ténébreuses qui rôdent derrière la porte d'autres univers.
L'informaticien Bob Howard (dont le nom semble inspiré du premier prénom de H. P. Lovecraft) a été engagé de force au Bureau des Atrocités, dit aussi la Laverie Centrale, parce qu'il a eu le malheur d'explorer des archives qui auraient dû être effacées. Et d'y apprendre la thaumaturgie mathématique.
En effet, la Laverie, le plus secret des services secrets britanniques, veille à ce que certains théorèmes qui ouvrent l'accès sur d'autres univers ne soient jamais redécouverts. Elle enquête accessoirement sur tous les phénomènes étranges aux fins de les résorber. Ce qui n'exclut pas la bureaucratie la plus tatillonne.
Howard est l'un de ses agents qualifiés action.
Précisément, il lui faut aller aux Etats-Unis récupérer un chercheur auquel semblent s'intéresser des terroristes. Une chercheuse plutôt, rousse aussi flamboyante qu'intelligente.
Et Howard se retrouve sur la piste de l'Ahnenerbe, le plus mystérieux des organismes nazis, qui aurait survécu un demi-siècle sur un autre monde, dans un autre univers. Grâce peut-être à l'aide d'entités à côté desquelles Cthulhu est un gentil mickey.
Issu d'un croisement improbable entre James Hadley Chase, Ian Fleming et H.-P. Lovecraft, X-Files et Men in Black, ce roman déplace les frontières entre genres. Et Charles Stross s'y montre désopilant autant que terrifiant.
Traduit de l'anglais par Bernard Sigaud
FRANCE AILLEURS ÀI ET DEMAIN
2004-X
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